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La belle-famille, ces humains fantastiques ou totally toxiques

  • Photo du rédacteur: Blandine Chabot
    Blandine Chabot
  • 13 déc. 2025
  • 3 min de lecture
une coccinelle étoilée
Coccinelle étoilée (image de : OpenClipart-Vectors, Pixabay)

La belle-famille : une extension merveilleuse de l'être aimé ou carrément son côté obscur. C’est toujours la surprise. Un pile ou face angoissant, et parfois déterminant.

 

Cette belle-famille est un arbre plus ou moins grand, plus ou moins en santé, avec déjà, depuis longtemps, ses particularités, ses branches solides, ses branches fragiles, ses branches isolées, et toi tu débarques. Tu fais tout pour qu’on t’aime, tu veux arriver dans cet arbre telle une petite coccinelle, ou pourquoi pas une douce hirondelle ; parfois ça fonctionne, et parfois on veut ta peau de coccinelle ou d’hirondelle sans raison valable. Parfois tu produis l’effet d’un grand vent. Les branches de cet arbre s’agitent très fort autour de toi. On n’aime pas ta personnalité, ou ton âge, ou tes enfants, ou ta religion, ou tes tatouages, ou ta nationalité. On n’aime pas que tu n’aimes pas manger des animaux. On n’aime pas que tu aimes bien t’exprimer. On aime que tu ne sois pas là.

 

Rester avec l’être aimé malgré ça, c’est une puissante déclaration d’amour. Oui, accepter de s’imposer des humains qui ne nous aiment pas au nom d’un humain qu’on aime, c’est déposer quotidiennement aux pieds de cette douce moitié une belle grande corbeille d’osier, qui peine à contenir tout ton amour et ta tendresse.


Une petite ourse qui tient un coeur
Aimer fort (image : ArtRose, Pixabay)

 

Bien sûr et heureusement, il y a des belles-familles avec lesquelles chaque repas familial, chaque coup de téléphone est un conte de fée. On se sent aimé et chéri, on se sent comme un beau fruit, un bel abricot qu’on a volontiers laissé arriver et s’épanouir dans l’arbre familial, cette structure lumineuse et luxuriante, où notre belle-sœur devient une sœur et où notre belle-maman nous va comme un gant.

 

Une belle-famille idéale possède de nombreuses qualités, dont deux sensationnelles : elle voit la ligne invisible à ne pas dépasser, et elle ne la dépasse pas, cette magnifique ligne. Elle respecte ce qui t’est propre – ta lumière, ton passé, ta fraîcheur, ton besoin de solitude, tes choix de vie… –, ne se montre jamais rude, et possède un hachoir à conflits, précieusement rangé entre la mijoteuse format XL et le plat à dessert format XXL.

 

L’entraide et la compréhension ne sont pas des fictions, chez les belles-familles formidables. Il est réellement possible de trouver réconfort et écoute auprès de ces gens relativement nouveaux dans ta vie et ne partageant pas ton sang. Il est réellement possible de construire un amour et un respect mutuels, d’être là les uns pour les autres quand ça ne va pas, et de partager avec plaisir de mémorables dimanches après-midi.

 

La première rencontre avec ce beau monde. Parlons-en.

 

Il y a deux états d’esprit, deux groupes d’humains, lors des jours précédant ce grand moment.


Des gens qui font la fête à la plage
No stress (image : LillyCantabile, Pixabay)

 

Le groupe 1 se situe dans la colonne intitulée Je vais faire la connaissance du clan de ma nouvelle flamme. Tout simple. Dans cette colonne joyeuse et fleurie, les gens font des châteaux de sable en buvant des mojitos, et se souviennent de temps à autre que samedi soir, eh bien ils rencontreront leur belle-famille et c’est plutôt chouette.

 

Le groupe 2, quant à lui, est péniblement entassé dans la colonne intitulée Le clan de ma nouvelle flamme va-t-il m’aimer… ? Dans cette colonne étroite et anxiogène, les gens sont assaillis par une armée de points d’interrogation très agressifs. Des pertes de mémoire soudaines leur font également oublier la personne merveilleuse qu’ils sont, et des scénarios catastrophes leur mitraillent l’esprit, le plus violent étant le rejet par la belle-famille tant adulée. Minute, jolis papillons. Et respiration. Cette admiration est trop précoce. Et peut-être pas tant méritée.

 

Le secret du bonheur et de la sérénité ? Intégrer le groupe 1 coûte que coûte et… se moquer d’intégrer ou non le clan familial en question. Ou du moins, ne pas se rendre fou avec ça.

 

Assez de choses rendent malade sur cette terre, notamment le méthylchloroisothiazolinone, le venin de cobra indien, le sulfure d’hydrogène, ou encore la sédentarité ; inutile de s’imposer en plus l’objectif d’être aimé par des gens aux idées et sentiments sur lesquels nous n’avons aucun contrôle.

 

Que les Martine restent Martine, que les Simon restent Simon, et advienne que pourra. Et aimera qui aimera, bougonnera qui bougonnera, voilà voilà.

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